Yoga

Mardi 13 octobre 2009

(4 août – 15 octobre)


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L’automne est une saison particulièrement importante d’un point de vue énergétique. Saison intermédiaire, elle est située entre la saison de forte activité (l’été) - le yang du yang - et la saison du repos et de l’intériorité, l’hiver de type yin. Autrement dit, une énergie de yang finissant en même temps qu’une énergie de yin naissant. Cet entre-deux induit parfois des déséquilibres et désagréments chez nombre de personnes. Quelques conseils peuvent en limiter les effets et nous aider à vivre une bonne saison automnale….


 Vers la fin du cycle

Toute comme le printemps avec qui elle partage cette caractéristique d’entre-deux, l’automne est souvent une saison difficile pour beaucoup. L’entrée vers l’hiver, les jours qui raccourcissement induisent de la nostalgie, de tristesse pouvant aller jusqu’à certaines formes déprime. Sans doute, cette nostalgie est à relier à sa position dans le cycle de l’année mais aussi celui du Tao : l’automne comme la fin qui s’approche (l’hiver ou la vieillesse) avant sa renaissance au printemps suivant. Ainsi donc, nostalgie de la vie dans sa phase active et lumineuse mais peut-être aussi regret de ce que nous n’avons pu su ou pu faire dans l’année écoulée… L’automne saison des bilans…

 

La préparation de l’hiver

Saison des bilans, l’automne est tout autant saison de préparation à l’hiver et de son repos bien mérité et nécessaire. Cela peut également se lire à l’aune des activités traditionnelles de la terre : Si l’on récolte les fruits des productions arrivées à maturité (récoltes diverses, vendanges, châtaignes, noix etc.), on engrange ces mêmes récoltes (le foin pour les animaux, les céréales et autres légumineuses pour les humains) pour se préparer et s’organiser pour passer sereinement et confortablement l’hiver.

Au niveau énergétique, cela se traduit par le fait que l’automne est la période où le rein commence à se recharger pour l’année à venir avant d’atteindre sa plénitude énergétique en hiver. C’est la fonction du rein comme réserve d’énergie vitale. C’est donc le moment de le nourrir correctement pour qu’il puisse se recharger au mieux. On peut l’y aider de différents manières : étirements de méridiens, alimentation propice, exercices de volonté…


Une saison du lâcher-prise et la sérénité
Ranger, mettre en ordre organiser les choses et son chez soi intérieur pour se préparer à passer l’hiver en toute quiétude et savoir profiter d’une vie moins active pour se reposer et se ressourcer… Ce n’est pas un hasard si l’automne se caractérise par ce sens de l’organisation. Dans le Tao, il renvoie à l’élément métal (ou au minéral) dont on connaît l’organisation moléculaire particulièrement ordonnée et fixe.

Mais comme dans toute chose, ce sens de l’organisation propre à l’énergie automnale doit en même temps être maîtrisé sous peine d’une déséquilibre : celui de la volonté de tout contrôler (ses émotions, sa vie…), voir régenter tout son environnement. Or, à vouloir tout organiser, on se coupe de la vie en perpétuel changement. Au lieu d’en percevoir les potentiels, la vie et ses changements nous apparaissent alors menaçant et déstabilisant vis-à-vis des plans qu’on s’evertue à échafauder.

Face à cette volonté de maîtrise et d’organisation démesurées des choses, apprenons plutôt à développer le sentiment de quiétude et de lâcher-prise. Les exercices de respiration ou la méditation sont excellents pour y parvenir. Ne croyez pas qu’ils soient techniquement difficiles ou qu’ils soient réservés à ceux et celles qui ont suivit un long apprentissage. En la matière, la persévérance et la régularité sont généralement bien plus difficile à tenir que la technique elle-même. Certains de ces exercices sont décrits en bas de cet article ; d’autres le sont à d’autres endroits du site.


Les déséquilibres de l’automne

L’incapacité à accepter l’imprévu et à lâcher prise provoquent un certain nombre de déséquilibres énergétiques du poumon et du gros intestin, les deux organes liés à l’élément métal. Ces déséquilibres énergétiques se retrouve tant au niveau respiratoire qu’au niveau du transit intestinal : rhumes à répétition, pâleur, problèmes de peau, constipation et colites, épaules voûtées et refermées, respiration courte, essoufflements, soucis des choses matérielles du quotidien…

Le poumon et le gros intestin étant les organes en lien avec le monde extérieur, ces déséquilibres s’accompagnent souvent d’une sociabilité difficile et d’un caractère quelque peu casanier.

Pour les résoudre ou pour les prévenir, cherchez à stimuler ces organes par les différents moyens qui existent : exercices respiratoires, étirements des méridiens, alimentation de saveur piquante, propice au poumon. Tout cela est détaillé ci-dessous.


Conseils pratiques pour l’automne


  Stimuler le poumon
De manière générale, tout ce qui va stimuler le poumon est bénéfique en cette saison et va avoir une action positif sur les déséquilibres cités précédemment. Respirez un grand coup et vous verrez déjà le monde autrement !!!

Plus concrètement, la pratique de la piscine ou du jogging (courrez raisonnablement sans jamais être essoufflé…) seront particulièrement détendant et favoriseront la prise de recul. Vous pouvez également redécouvrir votre région au travers de promenades en pleine nature (mieux qu’en ville). Il va de soi que l’arrêt du tabac (ou sa réduction ) va dans le bon sens.


Aider le rein à se recharger pour l’hiver
En hiver, saison du repos, le corps recharge les batteries pour l’année qui vient. Cette énergie se « stocke » dans la région des reins. Il convient donc de stimuler le reins à la saison précédent l’hiver, en l’occurrence l’automne, pour être sûr de bien recharger ses batteries annuelles. Là aussi les étirements des méridiens du rein et de la vessie ainsi qu’une alimentation spécifique permettent d’y arriver naturellement.


Les étirements

Là-aussi, les étirements des méridiens correspondants seront particulièrement bénéfiques (cf plus bas). Le massage et la mobilisation de toute la partie scapulaire amèneront également un bienfait incontestable (cf : Do-in du haut du dos sur le site).


 

Étirements des méridiens du poumon/gros intestins

 

Position : Debout, les jambes écartées à la larguer des épaules. Croisez vos pouces derrière votre dos.


Mouvement : Flexion avant avec bascule des deux bras par dessus la tête. Si les muscles situés à l’arrière de vos jambes sont raides et vous limitent dans la flexion avant, n’hésitez pas à plier les genoux pour que votre bassin puisse mieux tourner autour de vos hanches et votre tête se rapprocher du sol, ou en prendre la direction. Chacun doit respecter l’étape d’étirement où il se trouve. Laissez bien tomber la tête.
A l’inspiration, le ventre de gonfle en détente ; à l’expiration, rentrez le ventre. Le dos s’étire en détente et les bras passent peut-être un peu mieux par-dessus les épaules. Attention : ne forcez jamais et laissez toujours la posture évoluer à son rythme. Un des meilleures critères dans une posture est la notion de patience : pouvez-vous attendre sans impatience la fin des six respirations? Vous sentez-vous bien?


Étirements des méridiens du Rein/Vessie

Position : Assis, les jambes tendues et les pieds joints, placer les mains près des fesses et se soulever, bras tendus, redescendre en se plaçant bien en appui sur les ischions (os des fesses).


Mouvement : Etirer les bras vers le bas, puis pencher le buste sur l’avant avec l’idée de poser la poitrine sur les cuisses. Suivez le principe d’étirement du souffle à l’expiration pour amener progressivement le ventre vers l’avant des cuisses. Tenez la position à l’inspire pour progresser lors de l’expire.


Autre position : assis, pliez un genou vers l’arrière et l’autre jambe tendue sur laquelle vous travaillerez. A l’expire, descendez vers le pied de votre jambe allongée, toujours avec l’idée d’amener progressivement la poitrine sur la cuisse de cette même jambe. Maintenez l’étirement à l’inspire pour descendre un peu plus à chaque expire. Vous pouvez rester dans cette position de manière plus prolongée de façon à sentir la progression de l’étirement. Changez de jambe une fois ce premier étirement réalisé.

 

L’alimentation

En diététique chinoise, les aliments sont classées selon leur nature (froid, frais, neutre, tiède, chaud) et leur saveurs (amer, salé, acide, doux, piquant) ce qui permet de connaître les effets bénéfiques sur tels ou tels organes (leur tropisme dit-on). Ainsi manger par exemple des crevettes régulièrement permet de nourrir convenablement le rein. De même, le poireau de nature piquante possède une action favorable sur le poumon, etc. Sur la diététique chinoise, nous nous permettons de vous renvoyer à l’article suivant : les principes alimentaire de base selon la diététique chinoise.

Voici quelques aliments que vous pouvez consommer avec bénéfice durant cette période automnale :

  • Aliments qui stimulent le poumon : le poireau, le millet, cannelle, gingembre, ail, céleri, chou rave, oignon, radis, piment, navet etc.
  • Aliments qui stimulent le rein : les crevettes, les moules, le foie de poulet, le poireau, les châtaignes, les noix et amandes (quelques unes au petit déjeuner)

Dès maintenant et tout l’hiver :

  • Des légumineuses : pois, pois cassés, lentilles, haricots secs, pois chiche, les fèves, le haricot azuki, etc.
  • Des céréales : le blé, le riz, le millet, la quinoa (qui contient l’ensemble des 8 acides aminés, le Sarazin (en farine dans des galettes et/ou en grains)
  • Des fruits secs : des noix, des amandes

Une recette pour l’automne et/ou en cas de faiblesse des reins : Le sauté de crevettes à l’ail et au gingembre

Décortiquez les crevettes et les faire macérer dans de l’alcool de riz (à défaut dans tout autre alcool fort) pendant 10 mn. Émincer le poireau, hacher l’ail finement et effiler le gingembre. Faire revenir le mélange dans de l’huile de colza. En fin de cuisson, ajouter les crevettes, poivrez, salez.
Consommer deux à trois fois par semaine pendant un mois accompagné de riz.

La crevette renforce le yang, tonifie les reins, élimine les glaires. Le poireau fortifie le yang, tonifie les reins, fait circuler l’énergie. L’ail stimule l’énergie, favorise la circulation du sang.

 

Exercices respiratoires et méditatifs

L’intérêt principal des exercices respiratoires ou méditatifs est de faire decendre l’énergie dans le ventre, ce que les japonais appellent le hara. L’énergie du rein qui se situe dans cette même région s’accroît ainsi dans un même temps. Il permet de se centrer ou autrement dit de s’ancrer dans la terre. La métaphore de l’arbre est ici éclairante.

 

La métaphore de l’arbre

L’être humain est comme un arbre : pour qu’il s’élève, il faut que ses racines grandissent d’autant dans le sol. A défaut de cette profondeur de racines, il risque de tomber en cas de tempête (des émotions fortes, un choc affectif, une activité intellectuel harassante) et plus généralement en cas de trop grande densité énergétique dans ses branchages (le haut du corps). L’être humain, s’il n’est pas bien ancré dans le sol, risque d’être emporté par ces mouvements. Ce n’est pas tant l’intensité de la tempête qui est importante (sur laquelle parfois on ne peut pas grand chose) que la capacité de l’arbre à y résister par la profondeur de ces propres racines. Cela signifie également que l’on ne calme pas un mental agité par le mental lui-même (en se répétant par exemple : « je me calme, je me calme… » ou bien « je vais m’endormir, je vais m’endormir…. »), mais en revenant à son corps et plus particulièrement à ce qui le rattache à la terre : sentir son bas ventre, ses pieds ancrés dans le sol, etc. C’est ce que cultive et développe cet exercice qui suit.

 


Retrouver son ancrage dans la terre

  • Assis sur une chaise, les pieds bien posé par terre, le dos droit, les mains en dessous du nombril, les pouces formant un cercle autour de ce dernier.
  • Respirez selon ce principe : à l’inspire, gonflez le ventre en poussant vos mains vers l’avant. A l’expire, rentrez sans forcer votre ventre, en cherchant plutôt la sensation d’abandon et de lâcher-prise. En quelque sorte, laissez bien mourir votre expiration. Attendez alors deux secondes dans cet état de dissolution avant de reprendre une nouvelle inspiration.
  • Concentrez-vous petit à petit sur la sensation de chaleur qui se développe sous vos mains.
  • Savourer le plaisir de sentir cette chaleur qui s’accroît petit à petit
  • Associez-y maintenant l’un après l’autre les sentiments de sécurité, de confort et de douceur (pour vous aider, vous pouvez penser à des moments ou des lieux où vous avez ressenti ces émotions).
  • Imaginez que chaque nouveau cycle de respiration condense un peu plus ces sentiments au sein de votre ventre
  • Continuer ainsi jusqu’à former petit à petit une espèce de cocoon intérieur qui, à partir de votre ventre, innonde tout votre corps entier.
  • Rassasiez-vous alors complètement de ces émotions positives, un peu comme si votre être s’y baignait totalement.
  • Une fois rempli de ces émotions et du plaisir qu’elles vous procurent, cherchez à vous souvenir de ce moment pour pouvoir vous en rappeler et vous y reconnecter en cas de besoin (situations difficiles, émotions fortes, éparpillements, fatigue….)
Par Yog' La Vie
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Jeudi 10 septembre 2009

L'enseignant de yoga est souvent confronté à une demande d'efficacité et de rapidité. Mais les mêmes personnes qui sont pressées avant de commencer découvrent au fil des semaines cette "lenteur" caractéristique de notre discipline,qui inscrit chaque geste dans la conscience d'une sensation, chaque respiration dans un rythme intérieur. L'apaisement qui en résulte ne vient pas nécessairement d'emblée. Il peut se faire attendre, se présenter puis s'éclipser. Il y a des moments de plénitude et des zones d'aridité. Accompagner, alors, c'est maintenir un fil de cohérence, une promesse d'équilibre, soutenir l'élan de l'être, surtout lorsqu'il paraît s'émousser. Être accompagner, c'est accepter de faire confiance, conserver l'ouverture à ce qui vient, renoncer à vouloir tout maintenant sans jamais renoncer à l'essentiel.

Ainsi se révèle un rapport créateur au temps, qui cesse de dévorer l'existence ou de la contraindre dans le carcan des heures-minutes-secondes. On apprend que l'on dispose d'un temps pour observer, grandir, inventer, au lieu que le temps dispose de nous. Les périodes de passage ou d'apparentes régression s'inscrivent dans un mouvement plus vaste, la ligne de réalisation d'une personne dans sa globalité. L'enseignant de yoga est souvent le témoin de ces mises en perspective qui donnent à des expériences fortes mais dispersées, le sens d'une trajectoire.


Texte de Ysé Tardan-Masquelier. Revue Française de Yoga N° 39
Peinture de Charly, 15 ans 1/2
Par Yog' La Vie
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Jeudi 23 juillet 2009

http://blog-trotter.hautetfort.com/media/00/00/1843251439.jpgLe terme sanskrit de shûnia signifie "vide". Il désigne un état dans lequel l'homme se trouve "enlevé" lorsque certaines conditions nécessaires à ce rapt ont été remplies: faire le vide, au niveau de la personnalité extérieure, de tous les amas, des apports et des conditionnements divers. En d'autres mots, réaliser le "vide" de tout ce qui constitue l'identification au moi partiel, cette attitude qui engendre la séparation d'avec l'essentiel. Ou encore, rejeter hors de soi tout ce qui constitue son contenu psychique. L'état de vacuité survient donc lorsque tous les processus créateurs d'une quelconque interférence à la manifestation de la dimension de l'être sont écartés. Cet état rend alors possible l'accès de notre conscience vers le Divin.

Tout au long d'une séance de yoga, on se prépare  à pouvoir, un jour peut-être, vivre cet état d'entière disponibilité. La première phase du cours en constituera l'orientation essentielle avec ses deux étapes: la relaxation et l'expiration profonde.


"Commencements" Revue française de Yoga N° 24 pages 162,163
Par Yog' La Vie
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Mardi 21 juillet 2009

http://www.nouvellesimages.fr/img_Fleur-dans-le-vent_Rachel-NEWCOMB_ref~RNW048_mode~zoom.jpgLe pranayama est la maîtrise du souffle qui permet d'accorder le corps et d'apaiser l'esprit, puis sert de voie menant aux niveaux plus profonds de conscience. "Prana" a plusieurs significations en sanskrit; il a le sens de "souffle", mais aussi de "force vitale", d'"énergie cosmique", d'"air" et de "force", tout comme le yoga n'établit pas de distinction entre le souffle de l'individu et la pulsation de l'énergie cosmique.


    Notre souffle est intimement lié à notre état d'esprit: nous respirons par brèves saccades lorsque nous sommes stressés; notre respiration est désordonnée sous l'effet de l'angoisse, mais elle devient régulière et paisible quand nous sommes calmes et sereins, et semble presque disparaître entièrement lorsque nous nous concentrons intensément. Et si la peur peut nous faire haleter, il serait logique de pouvoir maîtriser une crise de panique en respirant consciemment plus profondément et plus paisiblement. Patanjali affirmait que la pratique du pranayama développe la concentration et la clarté de la pensée. D'autres ont interprété ceci à un niveau plus profond. Dans son livre "Le yoga, Immortalité et Liberté", Mircea Eliade souligne combien semblable maîtrise du souffle peut permettre de vivre "en toute lucidité, certains états de conscience qui sont inaccessibles à l'état de veille... En atteignant le rythme du sommeil par la pratique du pranayama, le yogi, sans renoncer à sa lucidité, pénètre dans les états de conscience qui accompagnent le sommeil.""


    http://static.blogstorage.hi-pi.com/blogzoom.fr/m/ma/marie-claudon-cressiot/images/gd/1184104926.jpgAbordant le même sujet sous un angle légèrement différent, Andrew Weill explique dans son best-seller "Spontaneous Healing" que "si le souffle est le mouvement de l'esprit dans le corps, alors travailler avec la respiration produit de surcroît un effet sur la santé et la guérison, car la façon dont nous respirons reflète et influence à la fois l'état de notre système nerveux".


    Mais si le pranayama est un itinéraire menant à une expérience spirituelle ou mystique, c'est aussi, chose peut-être plus importante pour la plupart d'entre nous, une donnée fondamentale, celle qui nous permet de poser fermement nos pieds sur le sol et de trouver une base sûre à partir de laquelle avancer avec confiance dans la vie. Nous poussons notre premier souffle au moment même où notre corps perçoit pour la première fois l'attraction de la gravité. A partir de cet instant, notre souffle est pour toujours lié à la sensation de notre moi physique et à notre sentiment de sécurité. "La respiration, c'est la clef de notre relation au sol, explique Mary Stewart. Chaque expiration nous ramène vers le bas, vers le calme et l'enracinement. La pratique de la respiration devrait être simple, calme et paisible. Il s'agit de la réalité, non de rêves ni d'une expérience mystique. Elle nous montre comment être dans l'instant."


    La vie du yogi se mesure traditionnellement non en nombre d'années, mais en nombre de souffles, ce qui signifierait plus simplement que c'est en contrôlant les rythmes de la respiration et en apprenant à les prolonger que l'on pourrait saisir le secret de la longévité. En effet, nombre de gourous les plus célèbres de l'ère moderne ont eu une existence extrêmement longue: Krishnamacharya, l'un des pères du yoga moderne, vécut cent un ans et enseignait encore six mois avant sa mort; Vanda Scaravelli est morte à nontante-trois ans dans la première année de ce nouveau millénaire.

L'art de la respiration

Quelques exercices de Pranayama

 


Par Yog' La Vie
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Vendredi 19 juin 2009


Souvent les gens disent «Mon chakra est ouvert» «Mon chakra est fermé» (centre énergétique et chakra sont une seule et même chose) et que j’ai l’impression qu’ils ne comprennent pas dans les détails les tenants et les aboutissants de cette ouverture ou de cette fermeture, j’avais envie pour démystifier un peu la chose de donner des précisions dans le sens de la Médecine traditionnelle chinoise.
 
Selon le maître taoïste Mantak Chia, chaque centre énergétique de l’orbite microcosmique influe sur nos émotions de manière spécifique en fonction de son ouverture ou de sa fermeture. Grâce au travail que j’ai fait personnellement avec l’orbite microcosmique, il est clair pour moi que, lorsqu’on apprend à sentir ces divers centres (ou points), ils s’ouvrent davantage et l’énergie peut circuler plus librement dans tout l’organisme. Ce travail avec les sensations est aussi une voie directe vers la connaissance de soi.
 
Les descriptions suivantes des divers centres énergétiques ainsi que les influences émotionnelles qui leur sont associées (données tirées principalement des enseignements et écrits de Mantak Chia) ne sont pas exhaustives ni finales. Quand vous apprenez à vous servir de votre souffle pour sentir votre corps et vos émotions durant vos activités quotidiennes, vous découvrirez des aspects psychologiques autres que ceux décrits ici. Ce qui est certain, c’est qu’une telle pratique vous conduira vers une compréhension nouvelle de vous-même, surtout en ce qui concerne le rapport entre votre vie physique et votre vie psychologique.
 
Centre du nombril
Les sages taoïstes et les médecins chinois considèrent le centre du nombril, qui comprend le Dan Tien inférieur, non seulement comme le centre physique du corps, mais également comme la principale batterie d’entreposage du chi dans le corps. Ainsi que Mantak Chia le dit, «le centre du nombril a été notre premier contact avec le monde extérieur. Tout l’oxygène, tout le sang et tous les nutriments ont été acheminés par ce passage vers la forme fœtale que nous étions. C’est pour cette raison que le centre du nombril est particulièrement sensible et que cette sensibilité persiste bien après que le cordon ombilical soit coupé à la naissance.»
 
Centre fermé : La personne manque d’équilibre psychologique, a le sentiment d’être distraite ou critique. La personne n’est pas ouverte à recevoir de nouvelles impressions.
 
Centre ouvert : La personne ressent une impression d’ouverture au monde, l’impression d’être centrée.
 
Centre sexuel
Localisé chez les femmes un peu au-dessus du pubis entre les ovaires et chez les hommes, à la base du pénis, ce centre se trouve environ trois ou quatre centimètres à l’intérieur du corps. Il est le générateur fondamental d’énergie du corps humain.
 
Centre fermé : la personne sent un manque général d’énergie et peu de plaisir dans la vie. Elle est auto-destructive, négative et apathique.
 
Centre ouvert : La personne ressent son pouvoir personnel et créatif, ainsi que la capacité à accomplir des choses.
 
Centre du périnée (Racine)
Le périnée est localisé entre les organes génitaux et l’anus. En raison de sa position anatomique, il relie les deux vaisseaux (Gouverneur et Conception) de l’orbite microcosmique et sert de fondation aux organes internes de l’abdomen.
 
Centre fermé : La personne se sent perdue et seule. Elle a aussi peur de n’importe quel changement.
 
Centre ouvert : La personne se sent enracinée, bien connectée à la terre et à ses énergies de guérison, Elle ressent également un sentiment de paix et de calme.
 
Centre du sacrum et du coccyx
Même si le sacrum et le coccyx représentent en fait deux endroits distincts, nous les considérerons comme un seul et même endroit pour ce qui est de l’orbite microcosmique. C’est dans le sacrum et le coccyx que se rassemblent de nombreux et importants nerfs provenant de glandes et d’organes. C’est aussi là que l’énergie monte dans la colonne vertébrale. Les Taoïstes croient que c’est dans cette zone que l’énergie de la terre et l’énergie sexuelle sont affinées et transformées avant de monter vers les centres supérieurs.
 
Centre fermé : La personne se sent déséquilibrée, lourde et impuissante. Elle a l’impression que le passé est une prison et qu’elle est sous l’influence de nombreuses peurs inconscientes.
 
Centre ouvert : La personne se sent légère et équilibrée. Elle a l’impression que le passé est une ressource à laquelle elle peut puiser pour comprendre plus en profondeur la vie et s’y engager plus à fond.
 
Centre des reins
Ce centre se trouve entre les seconde et troisième vertèbres lombaires. Vous pouvez le trouver en mettant votre doigt directement à l’opposé du nombril et en vous penchant vers l’avant. La vertèbre qui ressort le plus indique la zone où se trouve ce centre. Appelé « porte de la vie », ou Ming Men, ce centre est le lieu où notre énergie prénatale (notre essence sexuelle) est emmagasinée.
 
Centre fermé : La personne a peur et manque d’équilibre. Elle manque également d’énergie vitale.
 
Centre ouvert : La personne ressent de l’ouverture, de l’abondance et de la générosité.
 
Centre des surrénales
Ce centre, situé entre les onzième et douzième vertèbres dorsales, à l’opposé du plexus solaire, est placé entre les deux glandes surrénales, glandes qui chapeautent les reins. Produisant l’adrénaline et la noradrénaline, ainsi qu’une variété d’autres hormones, les surrénales sont la principale source d’énergie du système nerveux sympathique et sont activées en cas de stress dans une réaction de combat ou de fuite.
 
Centre fermé : La personne se sent hyperactive ou apathique. De vieilles peurs remontent et façonnent les expériences et les comportements.
 
Centre ouvert : La personne ressent une grande vitalité et une grande confiance.
 
Centre à l’opposé du cœur (Point des ailes ou du vent)
Situé entre les omoplates et entre les cinquième et sixième vertèbres dorsales, ce centre a un rapport étroit avec le fonctionnement du cœur et du thymus.
 
Centre fermé : La personne a l’impression de porter un poids et elle sent du désespoir. Elle ressent également du chaos.
 
Centre ouvert : La personne a une impression de liberté. Elle sent profondément la vie.
 
Centre à l’opposé de la gorge
Situé juste en dessous de la septième vertèbre cervicale, ce centre constitue la boîte de jonction centrale où les énergies, les nerfs et les tendons du haut et du bas du corps se rencontrent. Tout blocage dans ce centre limite la circulation de l’énergie vers le haut de la colonne vertébrale et les centres supérieurs de la tête. Vous pouvez facilement trouver ce point en penchant votre tête vers l’avant : la vertèbre qui est la plus protubérante est C 7.
 
Centre fermé : La personne se sent coupée d’elle-même et des autres. Elle ressent une impression d’entêtement et d’inopportunité.
 
Centre ouvert : La personne se sent capable d’accueillir les autres et elle-même avec humanité.
 
Centre du cervelet
Parfois appelé coussin ou oreiller de jade, ce centre est situé à la base du crâne au-dessus de la première vertèbre cervicale et dans le trou occipital. Comprenant le cervelet et le bulbe rachidien, il voit au contrôle de la coordination musculaire, ainsi qu’à la respiration et au rythme cardiaque. Pour les Taoïstes, ce centre sert à entreposer la force terrestre et l’énergie sexuelle affinée.
 
Centre fermé : La personne ressent de l’ennui, de la lourdeur et de la suffocation. Elle peut aussi ressentir des douleurs dans le cou.
 
Centre ouvert : La personne se sent inspirée.
 
Le centre de la couronne
Situé sur le sommet de la tête, au point de rencontre de la ligne médiane de la tête avec une ligne imaginaire qui court du sommet d’une oreille à son opposé de l’autre côté. Ce centre a un rapport particulier avec la glande pinéale, ainsi qu’avec le thalamus et l’hypothalamus. Il est connecté au système nerveux central ainsi qu’au système sensoriel et moteur.
 
Centre fermé : La personne est sous l’influence d’illusions, se perdant soit dans un faux sentiment de fierté ou dans celui d’être une victime. Elle peut également avoir de grandes sautes d’humeurs et des maux de tête.
 
Centre ouvert : Il émane de la personne une joie et un bonheur profonds. La personne a l’impression qu’elle est guidée par des forces supérieures.
 
Centre du troisième œil
Le centre du troisième œil, qui est celui de la glande pituitaire, se trouve entre les deux sourcils environ huit à dix centimètres à l’intérieur du cerveau. Ce centre produit les hormones qui régissent une grande diversité de fonctions corporelles. Selon les Taoïstes, ce centre est la demeure de l’esprit.
 
Centre fermé : La personne ressent un manque de dessein, de décision. L’esprit erre, incapable de prendre des décisions.
 
Centre ouvert : La personne ressent une véritable raison d’être, ainsi qu’une impression de connaissance directe, d’intuition.
 
Centre de la gorge
Comprenant les glandes thyroïdes et parathyroïdes, ce centre se trouve dans le creux en V au bas de la gorge, juste en haut du sternum. Parmi les fonctions de ce centre figurent la parole, le rêve, la production d’hormones de croissance et la régulation du métabolisme.
 
Centre fermé : La personne a l’impression d’étouffer et elle est incapable de communiquer ou de changer.
 
Centre ouvert : La personne peut communiquer clairement et même éloquemment. Ses rêves sont  lucides.
 
Centre du cœur
Du point de vue énergétique, le centre du cœur est situé entre les mamelons chez les hommes et environ deux ou trois centimètres au-dessus de l’extrémité du sternum chez les femmes. Son ouverture étant très petite, ce centre se retrouve facilement bloqué ou congestionné. Le centre du cœur régit non seulement le cœur, mais aussi le thymus, qui est un élément important du système immunitaire.
 
Centre fermé : La personne ressent une diversité d’émotions négatives, entre autres l’arrogance, l’apitoiement sur soi, l’impatience et la haine.
 
Centre ouvert : La personne ressent de l’amour, de la joie, de la patience, du respect pour elle-même et pour les autres.
 
Centre du plexus solaire
Situé au trois-quart de la distance qui sépare le nombril du bas du sternum, ce centre est relié à plusieurs organes : l’estomac, la rate, le pancréas et le foie. C’est dans le chaudron du plexus solaire que, selon les Taoïstes, l’énergie sexuelle (jing) et la force vitale (chi) se transformeraient en énergie spirituelle (shen). Selon Mantak Chia, même s’il est important que ce centre soit ouvert, «s’il est trop ouvert, la personne sera excessivement sensible aux pensées, émotions et opinions des autres, au point d’être incapable de bloquer l’énergie statique mentale et émotionnelle quand elle est en leur compagnie».
 
Centre fermé : La personne se sent paniquée et inquiète. Elle est exagérément prudente.
 
Centre ouvert : La personne ressent un sentiment de liberté intérieure ainsi que la capacité à prendre des risques pour elle et pour les autres.



Texte d'Annie Olivier
L’Orbite Microcosmique : la circulation d’énergie.



Cette pratique nous permet d’entrer en contact directement avec le flux de la force vitale dans le système des méridiens. L’orbite microcosmique est un sentier circulaire qui parcourt la colonne vertébrale et la partie antérieure du corps et qui est connecté avec l’ensemble du système des méridiens. Elle est considérée comme « l’avenue principale » du flux énergétique, c’est pourquoi il est essentiel de maintenir cette avenue ouverte et en mouvement.

Notre niveau de vitalité augmente à chaque fois que nous réalisons un circuit complet de l’orbite microcosmique.

Toutes les pratiques énergétiques taoïstes se terminent avec l’orbite microcosmique. Grâce à cette pratique, nous faisons amitié avec la force vitale. Avoir un ressenti clair et conscient de l’énergie est indispensable pour approfondir le travail énergétique.

La pratique quotidienne de l’orbite microcosmique génère un sentiment de confiance en notre pouvoir personnel et la capacité d’atteindre nos objectifs.

 



Voir également ICI

 


Orbite microcosmique :  Pierre angulaire des pratiques taoïstes, la méditation de l’orbite microcosmique nous enseigne comment ouvrir par la respiration les 14 points énergétiques les plus puissants de notre corps (vaisseaux conception :Yin et gouverneur :Yang), comment faire circuler l’énergie en cercle en réunissant ces points par la respiration et la direction du Chi par le mental et comment la stabiliser et la conserver dans le Tan Tien inférieur (abdomen). Avec l’orbite macrocosmique, nous faisons l’apprentissage de la canalisation des énergies tellurique, cosmique et universelle (3 forces de l’univers) dans les membres du corps et dans le petit Orbite. Cette formule aide l’individu à mieux contrôler son mental pour bénéficier davantage de la puissance des pratiques.  Activer, conserver, augmenter et harmoniser la puissance physique, émotionnelle, mentale et spirituelle. Équilibrer et régénérer les sept glandes et les cinq organes. Équilibrer les parties avant-arrière, gauche-droite et bas-haut du corps. Réunir les énergies physiques, sexuelles et cosmiques.

 

 

Méditation de l'orbite microscopique

Modalités pratiques

Extrait du livre "Dynamique interne du Taï Chi" de Mantak Chia (Maître de Taïchi, créateur de la bioénergétique taoïste ou Tao Curatif) et Juan Li (Disciple du Maître Mantak Chia)

Etape 1 : Commencez avec le Sourire Intérieur

Etape 2 : Activer le Chi originel dans le Tan Tien inférieur. Concentrez votre attention dans le Tan Tian inférieur. Servez de votre attention pour créer un sentiment de chaleur dans le Tan Tian inférieur.  Imaginez que chaque respiration est comme un soufflet attisant le feu dans le Tan Tian inférieur.

Etape 3 : Commencez à mouvoir l'énergie dans le canal de fonction. Portez la conscience au nombril et concentrez vous là jusqu'à ce que vous sentirez que l'énergie s'est rassemblée en ce point. Puis amenez votre attention au centre sexuel (palais du sperme et palais des ovaires), procédez de même pour le périnée (porte de la vie, porte de la mort)

Etape 4 : Dirigez l'énergie à travers le Canal de contrôle.  Quand vous avez accumulé beaucoup d'énergie à un point, déplacez votre conscience au point voisin : chaque point de la colonne vertébrale jusqu'à la tête : coccyx, hiatus sacral, porte de la vie, coussin de jade, sommet du crâne, point entre les sourcils.

Etape 5 : connectez les deux canaux. Portez l 'attention au bout de la langue.  Appuyez la langue contre le palais et ralâcher la de 9 à 36 fois. Cela active le point palatal et permet à l'énergie de s'écouler par le canal fonctionnel.

Etape 6 : Réalisez la circulation dans le méridien de fonction. Dirigez votre attention à chaque point le long du méridien de fonction : centre de la gorge, centre du coeur, centre de la gorge, centre du coeur, plexus solaire et à nouveau au nombril.

Etape 7 : Faites circuler l'énergie dans tout le cycle au moins 9 à 10 fois.  A mesure que vous êtes plus expérimenté, vous pouvez augmenter el nombre de circulation à 36, 72, 108 fois.

A un certain moment, vous pouvez sentir que l'énergie commence à se mouvoir d'elle même. C'est bon signe, si ça arrive. Laissez la simplement circuler à son rythme propre.


 

 

 

http://www.fotosearch.fr/bthumb/IMZ/IMZ401/sps0433.jpgJ'ai perdu mon orbite...Je suis au ralenti, je vous dis à bientôt sur vos blogs!                http://pagesperso-orange.fr/mikeperso/images/BS00173_.gif

 

 

Par Yog' La Vie
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La paix extérieure est impossible sans paix intérieure.
Nous voulons tous qu'il y ait la paix dans le monde
Mais nous n'y arriverons jamais si nous n'avons pas
La paix dans notre propre esprit.




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