Lundi 9 novembre 2009 1 09 11 2009 08:21

Weekend du samedi 3 et dimanche 4 octobre




Etudes de textes : La Baghavad Gîta par Gisèle Si_guier
Conférence sur le Karma par Gisèle S.
Comment respirer en trois phases (Selon Nil Haoutoff avec Patrick Toma_tis)
Exercices sur la colonne vertébrale (Yoga de l'Energie avec Bruna)

                   

http://www.pujaportal.com/wp-content/uploads/2008/06/krishna-gita.jpg                                                               La Bhagavad-Gîtâ

A travers le drame vécu par Arjuna se révèle une tension, omniprésente dans le Mahâbhârata, entre deux conceptions de l'action :

*L'une, solidaire de la notion de dharma, implique un ensemble de taches qui incombent à chacun. Dans le cas d'Arjuna, présentement, cela veut dire rester à son poste et combattre. Mais ces devoirs sont autant d'ordre religieux que social. Le mot karman, l'acte rituel par lequel l'homme participe, en s'y conformant, au maintien du dharma, évoque cette dimension religieuse de l'acte qui oblige. Ce qu'il espère en retour, c'est le bonheur d'une vie bien remplie: "la royauté, la richesse, les plaisirs" (1,33), et une place dans le ciel des dieux après la mort, grâce au mérites accumulés (cf. 11,37).

*L'autre point de vue (développé par les Upanishad dans la continuité des quelles se situe la Bh-Gitei) est celui de la délivrance, moksha, entendue comme la reconnaissance de l'unité essentielle et tout intérieure du pôle spirituel de notre être, âtman et de l'Etre universel, brahman. Cette expérience libératrice est vue comme une sortie du samsâra, la ronde des renaissances. Cependant elle ne peut advenir sans un retrait de l’action, <<car tout acte implique faute» (XVIII, 3) même l'acte rituel, toujours accompli en vue d'un résultat et qui, de ce fait, condamne à renaitre.

 

« Deux oiseaux, compagnons unis l'un à I’ autre, sont agrippés a un même arbre. L'un d’eux mange une figue savoureuse ; I’ autre, sans manger, regarde intensément.

« Dans le même arbre, l'homme est enfoncé. II souffre de la perte de sa souveraineté, égaré. Lorsqu'il voit I’ autre, le Souverain, satisfait, avec sa majesté, alors sa peine est abolie.»

Mundaka-Upanishad III, 1

 

« La liberté ne me viendra pas d'un refus systématique d'agir, mais d’une action réfléchie et menée avec détachement >> Gandhi, Tous les hommes sont frères

« Mais, ô Arjuna, le détachement est difficile à obtenir sans le yoga. Le sage uni en yoga ne tarde pas a parvenir au brahman» Bh-Gitd V,6

 

      1°- L'action necessaire --> BhG 111,4-5 ; XVIII, 11 ; 111,23-24

Premier principe du karma yoga : Accomplir l’action nécessaire à la sauvegarde du dharma, la « maintenance du courant universel de vie ».

2°- L'action volontaire

2eme principe du karma-yoga : Exercer sa volonté et mettre en œuvre une action a contre-courant de notre "capacité de soumission" au poids du karman.

« Pour l'ascète qui cherche à gravir les degrés du yoga, l’action - karman - est le moyen par excellence » BhG VI,3


3°- L'action "sans désir." ou le renoncement intérieur

3ème  principe du karma-yoga : Agir, exercer sa volonté, l'esprit libre de tout désir de possession, d'appropriation des fruits de l’action : « Ne prends jamais pour motif le  fruit de ton action >>  BhG XVIII, 49 ; IV, 21 ; II, 71

 

 

Karma-phala-bhoga : "la consommation du fruit de l'acte"

La noria des désirs... ou "le pouvoir de l'ignorance», âvidya

« La connaissance est voilée par la non connaissance ; c'est pourquoi les êtres s'égarent » BhG V, 15

« Comme le parfum du bois de santal, le parfum de l’âtman suprême est étouffé par la poussière des désirs véhéments et persistants qui ont imprégné notre esprit.>>
Shankara, Commentaire de la BhGitâ

 

II) Le Yoga de Ia connaissance, jnana-yoga

Ou comment rejoindre en soi un espace de liberté

« Sans yoga il n'est ni discernement [buddhi] ni méditation possibles ; sans méditation, point de paix ; sans paix, d'où peut venir le bonheur ? »
BhG 11,66

1°- Sâmkhya ou le discernement spirituel  BhG 111,36-43

« Telle est la sagesse du sâmkhya ; écoute à présent la sagesse du yoga, Ô Pärtha, si tu en uses tu te libéreras des liens de l'acte.» BhG 11,39

« Celui qui volt que les actes sont produits par la nature et aussi que le Soi n’est pas l'agent, celui-là voit juste » BhG XII1, 29

- "La nature", Prakriti  *BhG XIV, 5-18 et XVIII, 4-40

* La nature primordiale qui évolue sous l'effet de son dynamisme propre. Comparée a une corde composée de trois fils, les trois guna :

- Tamas, force d'inertie, d'opacité

- Rajas, germe de l’activité, le facteur passionnel

- Sâttva, force lumineuse, germe de l’intelligence

« II n’est point d'être, ni sur terre ni au ciel, qui ne soit sujet au jeu de ces trois guna issus de la nature. >> BhG XVIII, 40

* Sur le plan macrocosmique, prakriti est l'ensemble des éléments, subtils et grossiers, qui composent la "matière" du monde. Sur le plan microcosmique, l'ensemble des éléments psycho-physiques :

- Buddhi (budh = s'éveiller)  - Ahamkâra (kar = faire et aham = moi, je)

- Manas (man = penser, croire)     - Les sens, indriya, les organes de relation

- "Le Soi", purusha, « Celui qui est étranger aux guna » --> BhG XIV, 19-20

« Le Seigneur du monde n'engendre ni la qualité d'auteur, ni les actes, ni la liaison entre les actes et leurs fruits. C'est la nature qui opère.» BhG V, 14

Ce que vise le discernement spirituel : réaliser que « les actes procèdent uniquement des guna de la nature ; si l'homme imagine en être l'agent, c’est qu’il est égaré par son ego [ahamkâra].» BhG 111,27



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http://sangharime.com/files/thumbs/t_rouedelavie_825.jpgQu'est-ce que le karma?


- Une définition : « Dogme central de la définition hindouiste selon lequel la destinée d'un être vivant et conscient est déterminée par la totalité de ses actions passées, de ses vies antérieures. Pouvoir, dynamisme des actes passes en tant que détermination de l'individu transitoire.» Le petit Robert

- Une racine verbale : KR / KAR = agir, faire, accomplir, produire

Karman œuvre, action - kârana = cause - kârya = ce qui est à faire, devoir ; effet - samskâra = cérémonie religieuse ; sacrement ; culture, éducation ; traces dynamiques laissées en nous par nos actes.

I) Karman, I'acte rituel

1° - Karman : l'Acte créateur

« Karman est le nom donne au mouvement créateur qui fait venir les êtres a l’existence » Bhagavad-Gird VIII,3

("Mouvement créateur" = "visarga" formé de SARJ = émettre de sa propre substance, engendrer ; et du préfixe vi = en se séparant, se dispersant

- Karman : faction rituelle

« C’est par l'action rituelle que Janaka et d'autres sages sont parvenus à Ia perfection. A toi aussi, il convient d'agir pour la cohésion des mondes » Bh-Gird III, 3

« Apres que Prajâpati eût émis les êtres vivants, ses jointures furent désarticulées. Or Prajâpati, est certainement l'Année et ses articulations sont les deux jonctions du jour et de la nuit, la lune pleine et la nouvelle lune et les commencements des saisons. Il était incapable de se relever avec ses articulations relâchées et les dieux le guérirent avec le rituel de l'agni-hôtra en lui raffermissant les articulations.» Satapatha-Brähmana VI,1,1

« Les hommes eurent un désir : rejetons le manque, le mal, la mort. Grace au rite, ils rejetèrent le manque, le mal, la mort.» Satapatha-Br. X1,2,7

3° - La critique des rites

* La transcendance du Brahman : « Le regard n'y accède pas, ni la parole, ni la pensée. Nous ne savons pas, nous ne discernons pas comment on pourrait l'enseigner. L’Atman-Brahman est autre que le connu, autre que le non-connu.» Kena-Upanishad 6

* "Les pièges du ritualisme" :

« Certains cherchent leur voie dans la pratique des rites, telle que l'enseignent les Ecritures védiques : ils tombent par ignorance dans les pièges du ritualisme.» Yogatattva-Upanishad 6

« En vérité ce sont de frêles esquifs que ces 18 formes du sacrifice en lesquelles est formulée l'œuvre inferieure [karman, l'acte rituel]. Les fous qui le saluent comme étant le meilleur entrent à nouveau dans la vieillesse et dans la mort.» Mundaka-Upanishad 1, 2,7

 

II) Karman : la loi de rétribution des actes, "l’action qui enchaîne au monde" du sâmsdra, la ronde des renaissances

« Quand on dit : Un tel est ceci, un tel est cela, c'est qu'on devient ce que on est suivant ses actes, suivant sa conduite. Qui fait le bien devient bon, qui fait le ma!, mauvais; vertueux si on a bien agi, méchant si on a mal agi. On dit : L'homme [purusha] n’est que désir : en effet, tel est son désir, tel son vouloir ; tel son vouloir, tel ses actes ; et il récolte suivant ses actes. C'est à quoi se rapporte la stance : L'homme de désir va, par la vertu du karman, au but ou son esprit s’est attaché. Quand il a épuisé les effets de son karman, quels que ceux-ci aient pu être, du monde où il l'avait conduit il revient ici-bas à ce monde de l’action. » Brhad-firanyaka-UpanishadIV, 4,5

 

III) Karma-Yoga

« Une nation de 350 millions de personnes n'a pas besoin de l’épée ou de la balle de fusil. Elle a seulement besoin de vouloir ce qu'elle veut et d’être capable de dire non. » Gandhi, Young India

« Nous avons une possibilité réelle de donner forme a notre avenir» Vfindana Shiva, "Moisson volée", in Les voies de l'Orient, Bruxelles, Janvier 2002

« Pour l'ascète qui cherche a escalader les degrés du yoga, l'action [karman) est le facteur par excellence » Bhagavad-Gitei VI,3

« Il est impossible que portant un corps, on renonce complètement à agir. Mais celui qui abandonne le fruit de l'action, c'est lui qui pratique le réel renoncement.» Bh-Gitd 18,11

« L'arbre des désirs dans le cœur est né de la confusion de ('esprit, ('ignorance est sa racine, son tronc est la colère et l'orgueil. Mahothhcirata, livre XII


Conclusion : Un désir de "plénitude"

* Qu'il y ait abondance de nourriture, abondance d'hommes, abondance de bétail (...) Que la terre soit donc pleine, elle, sur qui est la nourriture, le riz et forge et que la pluie engraisse (...) Que les générations se succèdent le long d'un fil sans brisure » Atharva-Veda

*«C'est seulement lorsqu'on éprouve la joie intérieure que l'on sacrifie. On ne sacrifie pas lorsqu'on est en proie à la souffrance. Mais il faut vouloir connaitre la joie.

« Il n'y a de joie que dans l'infinitude. II n'y a pas de joie dans le fini ; la joie est infinitude. Mais il faut vouloir connaitre l'infinitude » Cheindogya-Upanishad VI1,22-23


 

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Mouvement du diaphragme et du thorax pendant la respiration

Les trois étapes de la respiration


– La respiration superficielle est thoracique et/ou claviculaire. Elle oxygène peu, c’est un état de semi-apnée. C’est la respiration que nous adoptons sous le coup de mauvaises postures, des émotions et du stress.


– La respiration profonde est abdominale. C’est la respiration de la détente, du sommeil, la respiration naturelle des bébés, de certains Asiatiques ou des Africains… de tous ceux qui vivent à un rythme « humain » !


Pour respirer de façon efficace, il faut conjuguer la respiration abdominale et la respiration thoracique et claviculaire. Le volume du souffle est alors optimal. Pour ce faire, on utilise le diaphragme qui est un muscle très puissant, divisant le tronc en deux à la hauteur des côtes inférieures. Quand nous respirons de façon équilibrée en l’utilisant, nous en ressentons les effets dans l’abdomen, le dos et les côtés.


– Sur l’inspiration, il se contracte et descend. Les poumons se remplissent alors à leur capacité maximale. Comme il appuie sur l’abdomen, le ventre se gonfle.


– Sur l’expiration, le diaphragme se relâche. Il remonte sous l’effet de l’élas- ticité des poumons et de l’action des muscles du ventre. Le volume thoracique se réduit alors, car l’air vicié a été expulsé hors des poumons. Une utilisation optimale de nos capacités respiratoires n’est pas simple à retrouver. Il faut en général s’entraîner pour que l’organisme parvienne à une capacité pulmonaire maximale que nous atteignons avec la respiration complète, ou « des trois étages ».


Petits conseils pour une bonne respiration


– Pour respirer librement, notre ventre doit être détendu, le dos droit et les épaules doivent être baissées (et non courbées).


– Respirer par le nez est important : nous chauffons et filtrons l’air inspiré, les poils jouant à merveille leur rôle de capteurs de polluants. Des chercheurs ont d’ailleurs remarqué que les personnes qui respiraient par la bouche pendant la nuit bénéficiaient d’un sommeil beaucoup moins récupérateur que les autres.


1er étage, respiration abdominale :

 

A l'inspiration, remplir la partie inférieure des poumons à la hauteur du diaphragme. Pour se faire, repousser les muscles abdominaux en avant en les relâchant, tout en laissant l'air pénétrer.

L'expiration se fera par la contraction des muscles abdominaux, ce qui produira un mouvement inverse à celui de l'inspiration.

EFFETS : Réduit la tension artérielle, règle une activité régulière des intestins.

REMARQUE : Centrer la conscience sur le nombril.


2ème étage, respiration costale :

A l'inspiration, remplir la partie médiane des poumons à la hauteur des côtes. Pour se faire, écarter les côtes tout en laissant pénétrer l'air. L'expiration sera l'effet du mouvement inverse.

EFFETS : Dégage la pression du coeur, rafraîchit la circulation sanguine foie, rate,estomac. Favorise l'élasticité de la cage thoracique.

REMARQUE : Centrer la conscience sur les côtes.


3ème étage, respiration claviculaire :

A l'inspiration, laisser pénétrer l'air en gonflant le haut de la cage thoracique. L'expiration sera l'inverse.

EFFETS : Oxygène la partie supérieure des poumons, peut éviter nombre d'affections des voies respiratoires.

REMARQUE : Centrer la conscience sur le haut du thorax.

La respiration yogique pratiquée ainsi régulièrement est bénéfique à l'amélioration de la santé, procure une relaxation profonde tout en tonifiant l'organisme, et permet la prise de conscience de l'individu dans sa globalité. Elle est un outil précieux de détente, de gestion émotionnelle et de gestion du stress.


Prenez l'habitude de commencez votre journée par quelques respirations profondes, lentes, silencieuses, au lit, pendant les quelques minutes que vous vous accordez entre le réveil et le lever. Ensuite, dans le courant de la journée, au travail où ailleurs, chaque fois que vous y pensez accordez-vous quelques respirations profondes, complètes et lentes. Dans la soirée, au coucher, que la respiration vous serve de berceuse. Ainsi, en accumulant de courtes mais fréquentes séances au cours de la journée, vous vous assurez les avantages de la respiration yogique.



Par Yog' La Vie - Publié dans : Ecole de yoga - Communauté : Yoga et Santé Naturelle
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Jeudi 5 novembre 2009 4 05 11 2009 01:01

http://jeanfrancoisk.free.fr/Collections/Femme/Danaide=Rodin.jpg"Je peux facilement m'identifier à l'excès, aux émotions et aux rôles, et devenir ce que je ressens: je suis en colère....je suis divorcé...Je suis déprimé....je suis une nullité....je ne suis que confusion et tristesse.

Peu importe comment nous nous sentons à quelque moment que ce soit, nous ne sommes pas alors seulement nos émotions, nos rôles, nos traumatismes, nos valeurs, nos obligations ou nos ambitions. Il est facile de nous définir par le combat qui nous absorbe dans l'instant! Et il est tout à fait humain d'être consumé par ce qui nous meut intérieurement. En contrepartie, j'ai souvent pensé à la manière de sculpter de Michel-Ange, à sa façon de voir sa sculpture déjà finie dans la pierre brute.
Il disait souvent que son travail consistait à éliminer le surplus et à libérer de la pierre la beauté qui attendait à l'intérieur.


J'aime beaucoup penser au discernement spirituel de cette façon. En nous faisant face et en découvrant le sens de nos rudes expériences, tout le travail de la conscience s'effectue en éliminant l'excès, ce que nous ne sommes pas. Ainsi nous trouvons et libérons le geste de l'âme qui attend depuis longtemps en nous, entier. Les diverses souffrances intérieures et extérieures sont les coups de ciseaux divins qui dégagent la beauté présente en nous depuis notre naissance."


Mark Nepo
Par Yog' La Vie - Publié dans : Mark Nepo - Communauté : Textes à méditer
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 11 2009 01:09
Toute action peut devenir l'occasion de développer certaines qualités, par exemple la patience, la douceur.

Développer ses qualités, c'est améliorer "le meilleur de soi". (Titre ouvrage de Guy Corneau)

Ce meilleur de soi par Denise Desjardins:

"Que ce soit en mangeant, en ratissant soigneusement le gravier, en rencontrant un ami, et même dans un entretien avec son patron, il est possible de rassembler -ne serait-ce qu'un très court instant- son attention et de l'incliner vers son intériorité avec un double résultat: celui d'irriguer son action avec une énergie plus fine et, par la même occasion, celui de nourrir et de faire croître cet "embryon de Bouddha", la possibilité latente en chacun de nous. On gagne sur les deux tableaux  par un seul processus à double direction: vers l'extérieur pour renforcer notre présence à l'acte, vers l'intérieur où, sans que nous l'ayons cherché, nos potentialités se développent. Puis on lâche prise, on laisse l'énergie ainsi sollicitée se répandre en nous et même autour de nous, et accomplir son oeuvre sans plus intervenir. On aborde alors d'un souffle nouveau, son activité du moment, réconciliée avec elle, ayant réuni, en un instant d'éveil, surface et profondeur". (Petit traité de l'action).

Le yoga nous fait découvrir et expérimenter cette approche qualitative de l'action et nous donne ainsi l'occasion de déployer ses découvertes dans le quotidien, de venir l'enrichir, ce qui contribue à notre métamorphose.

Par Yog' La Vie - Publié dans : Les fondements du yoga - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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Vendredi 30 octobre 2009 5 30 10 2009 07:56

http://a32.idata.over-blog.com/600x450/1/45/37/17/Photos-William/lumi-res-zen.jpgLe yoga propose un autre rapport au temps. Là où la vie moderne nous stresse par son accélération, son trop-plein d'activités qui s'enchaînent, nous plongeant dans une frénésie, le yoga propose d'inverser la tendance en ralentissant le rythme.

La lenteur du geste permet de ralentir le rythme respiratoire et de se calmer. En permettant la conscience du souffle et du geste, elle synchronise le mouvement du geste sur celui, naturel, de la respiration. De ce fait, la respiration n'est plus coupée, contrariée par les soubresauts des mouvements. Elle gagne en amplitude.

La lenteur redonne de l'espace et de la rondeur au geste en allant au maximum de ses capacités d'amplitude et de maîtrise. En se faisant plus lent, le geste peut se faire aussi plus précis, plus doux, donnant ainsi une autre qualité au geste et à son ressenti. Cette maîtrise plus fine renforce ainsi ses capacité expressives, et, selon Durckheim, "d'exprimer l'être tout entier". A travers le geste, se trouvent impliquées différentes composantes de l'être: agir et non-agir, conscience et corps.

L'amplitude du geste permet d'investir un espace plus grand. On a l'impression d'être plus "au large", d'avoir davantage d'espace, et donc de pouvoir mieux respirer. De plus, par la lenteur, se crée un autre rapport à l'espace mais aussi au temps. Lorsqu'on va moins vite, l'espace paraît plus grand. La lenteur modifie la perception du temps qui devient habité plutôt que subi. Cette lenteur donne aussi le sentiment que l'espace parcouru est plus grand, accentuant ainsi  la notion d'élargissement de l'espace.

L'espace ouvert est un espace heureux.
Par Yog' La Vie - Publié dans : Les fondements du yoga - Communauté : Zen
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Mardi 27 octobre 2009 2 27 10 2009 09:23

femme brune les yeux fermés en train de se faire masser le dosDans le monde entier, la guérison spirituelle se fonde sur le pouvoir du toucher. Dans de nombreuses cultures l’imposition des mains est perçue comme un transfert d’énergie de guérison. Cette idée est présente dans un grand nombre de disciplines qui vont du shiatsu de tradition japonaise à la guérison par la foi.

 

Nous ne sommes cependant pas obligés d’adhérer à une discipline mystique ou à une technique de guérison particulière pour tirer avantage du pouvoir des mains. A bien des égards, nos mains prennent plaisir au contact avec les gens ou avec les objets. Si on les utilise pour frictionner ou pour caresser (vous pouvez appeler cela un massage), elles permettent de relâcher les tensions et par conséquent de réparer et de relaxer à la fois le corps et l’esprit.

 

Le pouvoir du massage ne se résume pas uniquement aux sensations physiques éprouvées par le masseur et le massé. Il apporte également de l’attention et du réconfort aux deux protagonistes. Dans notre contexte quotidien, le toucher est trop facilement associé à la sexualité ; de plus, nous sommes devenus introvertis et récalcitrants aux contacts physiques car nous sommes conscients des malentendus qu’ils peuvent entraîner ; Il n’y a rien d’érotique dans le massage ; en fait, il s’agit de la magnifique association du corps et de l’esprit qui, ensemble, cherchent à atteindre la paix. A travers un massage délicat, doux, et attentionné, nous montrons que nous acceptons et respectons l’autre et que nous en prenons extrèmement soin.

 

Ne croyez pas que vous devez faire faire un massage pour profiter pleinement des bienfaits que peuvent apporter les mains. Le simple fait  d’apposer une main peut être tout aussi bénéfique ; Masser quelqu’un permet de focaliser son attention sur le rôle des mains er de se calmer grâce au rythme des caresses tout en soulageant son esprit des petits soucis qui l’encombrent. De plus, le fait de se concentrer sur nos gestes pour relaxer une personne est en lui-même source d’énergie positive.

 


 

*****

 



15 étapes pour apprendre à masser


Se placer à la tête : aller vers le bas du dos,

  • puis remonter, sur les côtés
  • puis descendre le long des bras (idem mais en balançant le corps de droite et de gauche)
Masser les deux omoplates (en se balançant d’un pied sur l’autre)
Aller-retour sur les deux côtés alternativement
Se mettre sur un côté et masser une omoplate en insistant sur son contour
  • Masser plus en profondeur lorsque l’on trouve des tensions
  • Evacuer les tensions en les emmenant jusqu’au bout des mains
  • Reprendre le massage du dos depuis la tête avant de passer à l’autre omoplate
Se remettre à la tête et descendre avec les pouces sur les bords de la colonne vertébrale
  • Passer une première fois pour repérer (remonter par les côtés)
  • Passer une deuxième fois en appuyant en rythme avec la respiration
  • Passer une troisième fois
Se placer sur le côté
  • plonger en avant avec le dos des mains (plusieurs fois)
  • écarter et revenir lavec le plat des mains (en s’accroupissant)
Il est aussi possible de masser avec les avant-bras
Se remettre à la tête et masser d’un côté à l’autre au niveau des lombaires
  • On peut également chauffer les lombaires
Terminer par un mouvement sur tout le corps jusqu’au pieds

Ce ne sont que des propositions, il est souhaitable de laisser libre cours à son imagination et son intuition.
En règle générale, il vaut mieux bouger et fléchir les genoux plutôt que de plier le dos

Par Yog' La Vie - Publié dans : Yoga des sens - Communauté : Yoga et Santé Naturelle
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La paix


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La paix extérieure est impossible sans paix intérieure.
Nous voulons tous qu'il y ait la paix dans le monde
Mais nous n'y arriverons jamais si nous n'avons pas
La paix dans notre propre esprit.




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