C'est une notion désignant le mécanisme par lequel un individu peut comprendre les sentiments et les émotions d'un autre
individu, la faculté de s'identifier à quelqu'un et de ressentir ce qu'il ressent des ressentis de l'autre et, en particulier, de sa souffrance et de sa détresse.
Sentiment bien plus fort que les croyances et les différences.
Cela permet d'entrer dans les perceptions de l'autre, de sentir sa peur, sa colère, sa tendresse ; de vivre
temporairement sa vie et de s'y mouvoir avec délicatesse, sans émettre de jugement.
Chercher les points communs avant les différences et il y a toujours plus de points communs que de
différences.
La sève, le cœur et l'âme...
La chaleur humaine, c'est quand on offre de soi sans rien attendre de l'autre, simplement partager pour ne pas
gâcher une vie et venir en aide à ceux qui n'ont pas cette faculté et, malgré toutes les difficultés, garder cette force, cette volonté ; donner un coup de cœur à ceux qui ne l'ont pas volé,
juste un peu d'attention, et donner à chacun le droit d'exister.
Sentiment supérieur à l'instinct et à la chaîne alimentaire.
Sentiment qui nous permet de prendre soin de l'autre et à partager le peu que l'on possède et s'aider à se tenir
chaud ou à se protéger.
Savoir partager le bonheur, la tendresse, la protection et la complicité.
On a tous besoin de chaleur humaine.
On a tous besoin d'affection et se reconnaître parmi des semblables malgré les apparences, sans jamais se fier à
l'habit, sans jamais se soucier du langage, puisque c'est quelque chose qui est invisible à l'œil nu, mais qui n'est pas inodore...
La Science a prouvé que la différence entre l'homme et l'animal était justement l'empathie,
MAIS... la suite de la vidéo (à la 7,57 mn) est indispensable pour mesurer l'ampleur du désastre
concernant la nature humaine dont on a fait si souvent l'éloge...
La science a prouvé que la différence entre l'homme et l'animal était justement l'empathie.
Mais... fratricides... coupable... iniquité...
J'ai bien conscience qu'avec cette vidéo, j'invite quelques personnes à se remettre en cause. Mais se remettre en cause, c'est se remettre aux commandes de sa vie et s'apercevoir que l'on a
perdu le fondement de l'humanité.
Au fait, l'empathie ? Entre les hommes ou les animaux ?
soudain illuminé de gâteaux et de thé au lait ! Le froid et la pluie deviennent
de sympathiques prétextes à se faire dorloter et à se régaler de sucreries sans culpabilité. J'en offrirais bien en traversant l'écran aux quatre soeurs de Coup de foudre a Bollywood de
Gurinder Chadha, quand tous leurs amoureux semblent avoir déserté et que la mousson n'en finit pas de tomber, tandis que leur terrible mère leur cherche des maris sur Internet.
Recette d'origine de l'Inde du Nord. C'est long à faire ? 3/4 d'heure (repos de la pâte : I heure).
Ce qu'il faut 1 1/2 tasse de farine complète de blé, 1/2 tasse de sucre, 1/2 cuillerée à soupe de graines de fenouil
2 cuillerée à café de graines de cardamome, 1 cuillerée a soupe d'eau de rose, 2 tasses de lait entier, 2 cuillerées à soupe de ghee fondu, ghee pour la cuisson, 1 pincée de sel.
Pas à pas I. Piler le fenouil. Éplucher les gousses de cardamome et piler les graines. 2. Mixer tous les ingrédients ensemble ou les écraser à la fourchette : la pâte doit avoir la consistance de la crèmeliquide. Laisser reposer 1 heure. 3. Cuire les crêpes dans une poêle avec un peu de ghee, comme des crêpes bretonnes. Le bon moment La saison des douceurs c'est l'automne, quand le feu intérieur commence à monter et que le corps se réhydrate après les chaleurs. C'est même bon
pour la santé d'en manger à ce moment-là, profitons-en. Quand on a envie de se chouchouter, de se dorloter, pour pouvoir continuer à le faire pour les autres. Quand on a besoin de retrouver sa plénitude après les sacrifices du jour.
Ça fait quoi ? Ça apaise, adoucit, humidifie, attendrit.
Ça nourrit la bonté, la tendresse, la patience... infinies que nous recelons.
Comme un soupir : on dégonfle, on dépose, on se pose.
Je le mange avec quoi ? Avec un thé au lait a la cardamome et la compote de roses de votre grand-mère, dans un sofa moelleux, en écoutant de la musique.
Vous pouvez, si vous n'avez pas tous les ingrédients, faire simplement la pâte à crêpe sans oeufs pour en savourer la consistance qui est complètement différente. Et
pourquoi ne pas parfumer avec les arômes de votre choix?
Recette tirée de "Cuisine ayurvédique" De Florence Pomana
« Vieillir est la plus solitaire des navigations », nous
dit Benoîte Groult. Travailler à vieillir implique donc d’assumer une forme de solitude. Je dis bien de solitude et non pas d’isolement. Car nous savons maintenant à quel point l'isolement peut
être à lasource d'une tristesse et d'un repli sur soi, qui conduisent tout droit a la mauvaise
vieillesse.
La solitude dont il va être question maintenant est au contraire le signe d'un vieillissement joyeusement accepté. « La solitude est un cadeau royal que nous repoussons parce
qu'en cet état nous nous découvrons infiniment libres et que la liberté est ce à quoi nous sommes le moins prêts », écrit Jacqueline
Kelen.
Dans son livreL'Esprit de
solitude,elle distingue la solitude triste, souffrante des personnes âgées abandonnées, oubliées, miser à
l'écart, qui serait plusexactement un isolement, de la solitude « belle etcourageuse, riche et
rayonnante, que pratiquèrent tantde sages, d'artistes, de saints et de philosophes ». Enla lisant, je
me demande pourquoi en vieillissant nousne pourrions pas avoir accès a cette « solitude magnifique ».
Au lieu de nous enfermer sur nous-mêmes, de nous replier, pourquoi n'irions-nous pas à la rencontre de nous-mêmes, pourquoi ne prendrions-nous pas du recul, de la hauteur
?
Regardons autour de nous. Tant de personnes
âgéessont isolées parce qu'elles ont fait le vide autourd'elles.
C'est leur égocentrisme aigu et non l’indifférence des autres qui est en cause. Elles ne cessent degeindre, de
se plaindre, d'être obsédées par elles mêmes. Ces "mauvaises solitudes " conduisent a la tristesse, au ressassement, à la
désespérance.
Comments’étonner alors que, adulte, la personne soit si dépendante des autres, n'ait jamais appris à compter surelle, à se connaître, à se faire
confiance ?
La solitude est vécue comme un fléau. Nous
enavons une vision pathologique. Il faut donc a toutprix y remédier. Elle est traitée comme une maladieavec des tranquillisants, alors que
c'est une expérience qui ouvre sur la liberté, sur des ressources insoupçonnées, des énergies latentes endormies.
La personne humaine est beaucoup plus capable qu’on ne le croit d’assumer cette solitude-là, de l’affronter et de la vivre comme une expérience initiatique.
Ainsi abordée, l’épreuve de la solitude est
susceptible de provoquer un éveil, une prise de conscience. Bien sur, elle décape, dépouille, mais elle révèle le fond de l’être qui est d’or : « Le fond de l’être est joie, légèreté,
fraîcheur, mais il fallait désencombrer la source, quitter les oripeaux, abandonner le « vieil homme », ses souffrances et ses certitudes. »
Extrait de "La chaleur de nos coeurs empêche nos corps de rouiller". Marie de Hennezel
Chaque posture en yoga est riche en symbolique, parfois même rattachée a une divinité (ou une énergie) en Inde, et/ou a la
représentation d'un animal au sein de la Mère Nature.
Je dirais aujourd'hui que chaque posture a sa couleur.
La lumière blanche d'essence divine, celle qui aveugla Saül (Saint Paul) sur la route de Damas, traverse les sept
atmosphères —que nous pouvons aussi appeler les sept auras- qu’entourent la terre.
Nous ne pourrions supporter l’intensité et la chaleur fulgurante de la lumière blanche. Cette dernière se transforme
dans sa descente atmosphérique et nous parvient sous la forme des sept couleurs de base qui sont celles de l'arc en ciel : un pont entre ciel et terre.
Aujourd'hui nous pouvons identifier les couleurs intermédiaires qui portent au nombre de 12 les couleurs
fondamentales de la vie. En effet, ces couleurs nourrissent les règnes végétal, minéral, animal, ainsi que l'homme, par les vibrations qu'elles émettent.
PRATIQUE
a) Avant chaque posture, visualiser la couleur en la «respirant» environ 2 minutes (yeux ouverts)
b) Pratiquer la posture en la tenant 2 minutes 30, en visualisant la couleur sur l'organe concerne (yeux
fermés)
c) Reprendre l'observation de la couleur en la respirant environ 2 minutes (yeux ouverts)
d) Ensuite fermer les yeux et développer en soi une qualité ou une vertu en relation avec la couleur
choisie.
e) Prendre un temps d'observation de l'effet de l'ensemble sur son Être profond.
Pour ceux qui connaissent les parcours des méridiens de la médecine chinoise:
a) Avant chaque posture, observer la couleur en la respirant comme suit durant 2 minutes (yeux ouverts)
:
• inspirer la couleur en suivant le parcours du
méridien.
• expirer la couleur sur l'organe concerne.
b) Pratiquer la posture 2 minutes 30 en visualisant la couleur sur l’inspiration sur le parcours du méridien, et en
expirant sur l'organe concerne (yeux fermés).
c) Refaire la pratique a) de respiration méridienne.
d) Ensuite, les yeux fermés, développer en soi la qualité ou la vertu en relation avec la couleur
choisie.
e) Puis prendre un temps d'observation des effets de l'ensemble sur son Être profond.
Dans la journée, on peut également visualiser la ou les couleurs en relation avec la qualité ou la vertu que l'on
désire plus particulièrement développer en soi.
Règle générale : Visualiser une couleur pendant 10 minutes, 2 à 3 fois par jour. Et de préférence :
• couleurs médianes : pourpre, rose, magenta... à
midi
• couleur froides : turquoise, bleu, indigo, violet... le
soir.
Respiration diaphragmatique Énergie poumon
Posture de départ : allongé sur le dos,
placer les mains A plat de chaque côté du thorax, le long des côtes. Sentir le mouvement respiratoire : à l'inspiration les côtes s'écartent, a l'expiration elles se resserrent. Ressentir
également le mouvement du diaphragme (qui sépare le thorax de l'abdomen).
Poursuivre cette respiration pendant 5 minutes.
Respiration : favoriser l'expiration en creusant la poitrine. Aidez vous de l'appui des mains pour mieux
vider les poumons.
Kinésiologie : travail sur le muscle diaphragme et amplification naturelle de la respiration.
Couleur : le bleu. En Inde, Krishna a le corps bleu azur, nuance qui désigne la sagesse divine incarnée. Le
bleu de l'azur ou le bleu céleste est la couleur de l'air. Respirons le bleu !
Anantasana Énergie gros intestin
Posture de départ : allongé sur le flanc gauche de tout son long, les jambes l'une sur l'autre, fléchir
légèrement les genoux pour assurer l'équilibre. Poser la tête sur la main gauche (doigts vers le cou) en veillant a ce que le coude reste bien dans le prolongement du corps. Ouvrir la hanche
droite en posant le pied droit sur la cuisse gauche, le genou droit étant dans la verticale. Saisir le gros orteil droit avec l'index et le majeur droit, et, l'équilibre étant acquis, lever
lentement la jambe droite à la verticale.
Garder la posture 1 min 30 de chaque
cote.
Respiration : favoriser l'expiration en creusant la
poitrine.
Kinésiologie : travail du muscle fascia lata, et étirement du territoire du méridien gros
intestin.
Couleur :
indigo
Si par le bleu j'exprime mon être profond, par l'indigo je suis directement en contact avec lui. En Inde, Vishnou
est peint en bleu marine pour symboliser l'eau primitive. Cette posture n°2 est aussi appelée " posture de Vishnou ". Dormant sur le serpent Ananta qui flotte vers les eaux primordiales, le
réveil de Vishnou provoque la création.
Matsyasana Énergie estomac
Posture de départ : allongé sur le dos, jambes allongées et jointes. Placer les bras sous le corps en
basculant légèrement d'un cote puis de
l'autre. Les bras étant allongés, les paumes viennent naturellement se placer sous le haut des cuisses. Pousser
alors sur les coudes pours'asseoir, laisser se cambrer la taille et s'ouvrir la poitrine. La tête part en arrière et se pose,
nuque cambrée, au sol. Ramener les plantes des pieds joints, les genoux très ouverts.(Pas obligé de mettre les jambes en lotus)
Respiration : favoriser l'apnée poumons pleins quelques secondes. Garder la posture 2 min 30.
Quitter la posture : pousser sur les coudes pour se rasseoir en ramenant le menton, puis allonger les jambes tout en plaçant les mains sous la tête pour la reposer au sol.
Kinésiologie : travail du muscle pectoral claviculaire, des muscles du cou, et étirement du territoire du
méridien estomac.
Couleur : jaune citron. C'est la couleur de l'intellect et des choses de l'esprit. Le jaune citron vous aide
à mieux réfléchir.
Vajrasana Énergie rate pancréas
Posture de départ : assis sur les talons, fléchir les orteils. En même temps, crocheter les pouces a la
hauteur de la poitrine, avec une légère tension.
Tenir la posture 2 min 30.
Respiration : favoriser l'apnée poumons pleins pendant quelques secondes.
Kinésiologie : travail du muscle opposant du pouce, et sur le départ du méridien rate pancréas (appui en
flexion des gros orteils)
Couleur : orange Couleur de la robe safran des moines bouddhistes. Avec l'orange, les sensations s'affinent,
les goûts s'affirment. Nous devenons plus sensibles aux couleurs, aux parfums, a la musique. Tonus, bonne humeur, bonheur.
Suryanamaskar Énergie rate pancréas
Posture de départ : debout, les pieds joints et ouverts. Lever les bras en V. Sentir que les muscles dorsaux
s'étirent.
Respiration : favoriser l'apnée poumons pleins quelques secondes.
Kinésiologie : travail du muscle grand dorsal en étirement.
Couleur : Orange. Couleur de la robe safran des moines bouddhistes. Avec l'orange, les sensations s'affinent,
les goûts s'affirment. Nous devenons plus sensibles aux couleurs, aux parfums, a la musique. Tonus, bonne humeur, bonheur.
Simhasana Énergie du cœur
Position de départ : assis sur les talons, bien écarter les genoux et croiser un pied sur l'autre. Présenter
les bras vers l'avant et en extension : creux des coudes étirés, poignets, doigts étirés vers l'arrière. Placer ainsi les paumes retournées sur le haut des cuisses.
Garder la posture 2min 30.
Respiration : favoriser l'inspiration dans la poitrine.
Kinésiologie : travail sur le point régulateur de l'énergie cœur au poignet, et étirement du territoire du
méridien cœur.
Couleur : rose Joie de vivre, gestion des émotions. Le rose est associe à la douceur de l'instinct maternel.
Placer aussi un beau quartz rose brut dans la chambre de l'enfant ou de l'adulte. Il dégagera douceur et amour.
Navasana Énergie intestin grêle
Posture de départ : assis sur le sol, tendre les bras devant soi. Basculer légèrement en arrière tout en sou-
levant les jambes tendues de 30° par rapport au sol.
Garder la posture 2 min 30.
Respiration : favoriser l'inspiration dans la poitrine. Si cette posture est trop difficile, choisir tout
autre posture travaillant les abdominaux.
Kinésiologie : travail des muscles abdominaux et étirement du territoire du méridien intestin
grêle.
Couleur : jaune. C'est comme un rayon de lumière solaire divine qui touche les parties de nous même encore
non explorées. La couleur jaune symbolise l'ambition franche vers une maitrise de soi.
Bhujangasana Énergie vessie
Posture de départ : Allongé a plat ventre, placer les mains a plat au sol, à la hauteur de la poitrine.
Soulever la tête en gardant le menton rentre, la nuque étirée, soulever aussi la poitrine. Puis soulever un peu les mains et les garder ainsi au ras du sol pendant toute la durée de la posture.
Serrez les fesses.
Garder la posture 2 minutes 30.
Respiration : Favoriser l'expiration en creusant le ventre.
Kinésiologie : Tonification du territoire du méridien vessie et des muscles sacro-spinaux.
Couleur : Le violet. C'est la couleur du secret, de l'invisible mystère, de la transformation.
Virabhadadrasana Énergie rein
Posture de départ : A genoux, amener le pied droit en avant, jambe verticale. Pousser le genou en fente
avant, en ressentant l'étirement de l'aine gauche (le pied gauche est étiré) Se tourner vers la gauche en posant la main droite sur le genou droit, doigts vers l'aine, tandis que la main gauche
se pose sur la fesse gauche. Baisser les épaules.
Garder la posture 1 minute 30 de chaque côté.
Respiration : Favoriser l'expiration.
Kinésiologie : Étirement du muscle psoas iliaque et du territoire du méridien rein.
Couleur : Le pourpre. Le pourpre colore les vêtements royaux et sacerdotaux, symbole de majesté, de grandeur
et de force intérieure.
Par Jean-Marc Lombard
Jean-Marc Lombard est un chercheur sur le chemin de la transformation. Professeur de Yoga, praticien en
Mouvement corporel éducatif. D'abord enseignant dans les cours collectifs, il a trouvé aujourd'hui plus efficace la démarche personnalisée en Yoga. Le Yoga est avant tout une aventure, un
cheminement, qui doit être adapté a notre personnalité comportementale. Dans cette optique, la chronobiologie chinoise et rapport de la couleur sont des outils essentiels au service de
tous.
Pourquoi un livre sur « Les religions
face aux femmes » ? Arianne Buisset
Ce livre, qui m'a demande un travail considérable, est né
d'expériences diverses. Adolescente, en lisant la Bible, je remarquais que la femme y apparaissait comme un être inferieur, une servante, voire une pécheresse responsable de la Chute. Pire
encore, elle était généralement absente et passée sous silence. Très intéressée par le MLF, à quinze ans, (surtout a quinze ans !) il m'était impossible d'adhérer à un tel tableau. Par ailleurs,
dans ma famille, bien que mes parents aient affirmé leur égalitarisme, je devais accomplir toutes sortes de travaux ménagers dont mon frère était exempt, et je n'avais pas le droit de sortir
commelui. Comme j'étais la première de la classe et lui un cancre,
sesprivilèges me semblaient immérités !
Découvrant peu à peu d'autres religions, je constatais que toutes étaientplus ou moins misogynes. Des qu'onsortait des mythes (de la Vierge ou desdéesses vivant dans les cieux), les femmes réelles étaient traitées commedes sottes, des objets sexuels dangereux, et même comme le mal absolu.Des objets sexuels dangereux ? Caalors !
Qui était enlevée, prostituée etviolée ? Quels sévices sexuels lesfemmes faisaient-elles subir
auxhommes (pourtant visiblement morts depeur) ? Et que dire de toutes lesguerres qu'ils avaient décidées seuls,votées seuls et accomplies seuls ? Unepreuve de leur supériorité morale ? Deleur intelligence incomparable ? Dansles textes sacrés, cet échec était tu ouhabillé de grandes phrases (guerre sainte, croisade, amour du vrai Dieu). Mieuxencore, on l'attribuait généralement àl'humanité dans son ensemble. Joli tourde passe-passe !
Les hommes, étant seuls à écrire,
s'acharnaient sur les défauts « féminins »(réels ou fantasmés) et se
gardaient biende relever, qu'en tant que groupe, ilsentretenaient de
fausses valeurs, manquaient de patience et de compassion,mettaient leur honneur au mauvais endroit, ne savaient pas
gérer leursémotions, cherchaient d'abord à savoirqui était le plus fort au lieu de s'atteleraux vrais problèmes et n'imaginaientque des rapports dominant-dominé.
Ceci ne signifiait pas qu'il n'y avait pas de femmes parfois
plus violentes quedes hommes, ou d'hommes parfois plusdoux que des
femmes, mais simplementque, dans leur ensemble, les hommesavaient
plutôt tendance à tuer et à sombrer dans la délinquance (a brûler desvoitures, par exemple). Pendant que lesfemmes étaient tuées et subissaient leshumiliations en silence.
Dans les religions comme dans la société, il me semblait que
la violence n'étaitpas assez citée comme étant le malabsolu et comme
un mal plutôt masculin. Or comment remédier à un désastrecamouflé en
supériorité, dont l'originen'est pas cernée avec justesse ? Qu'ils'agisse d'un problème de nature ou deculture, autrement dit de testostéroneou d'éducation ratée, peu importait.Pour moi, la violence masculine était
LEproblème à traiter en priorité, pour faireprogresser moralement
l'humanité etassurer sa survie...
Or je voyais que, depuis quatre milleans, les femmes, écartées du culte et dela politique, mineures légales,
économiquement dépendante et désarmées, secontentaient d'attendre le
retour desguerriers et de soigner les blessés. Laparole leur avait été
confisquée, sousprétexte de leur imbécillité ou de l'impureté de leurs
règles. Au milieu despires conflits, elles devaient se contenter de
tendre les bras vers le ciel et depleurer au milieu des décombres.
A côté de la guerre, les maux attribuesaux femmes me semblaient être bénins(coquetterie, bavardage, jalousie),mythiques, comme le péché attribue àEve, ou contredits par les faits. Jetais notamment ('équation femme =sexe et luxure. La terre est couverte
debordels pour le seul plaisir des hommes(qui n'épargnent même pas
lesenfants), la polygamie est encore envigueur dans de nombreux pays,
et cecliché mensonger fait encore floresdans les églises, les temples
et les mosquées. II est bien pratique en effet !
L'idée de ce livre m'est ensuite venue dedeux expériences.
A 22 ans, alors quej'étudiais le Yoga a Londres, j'étais entrée dans une communauté bouddhiste « the Friends of the WesternBuddhist Order » (FWBO). Ce groupe dirigé par un moine du nom de Sangharakshita, achetait des maisonsdélabrées et les remettait en état pour yinstaller des communautés, fémininesou masculines. Lors des chantiers, leshommes et les femmes partageaient lestravaux manuels, mais a l'heure de lapause, les femmes redevenaient,comme par magie, des cuisinières censées
apporter leur repas aux hommes etfaire leur vaisselle... le soir venu, ellesétaient écartées des
rituels et de laméditation, sous prétexte que cela aurait troublé la concentration deshommes, en y
mêlant un facteur sexuel.
Je tombais des nues : ainsi les hommesse considéraient comme neutres parrapport à nous. Ainsi nous n'avions pasde sexe quand il était question de service, mais nous en avions un, face a
l'enseignement et à toutes les cérémoniesauxquelles nous aurions tant
aimé participer. II ne nous restait plus qu'àimproviser notre pratique
sur le chantier, en dehors de la salle consacrée !La moutarde m'étant
montée au nez, jedemandais un RV à Sangharakshita lui-même. C'était un
homosexuel affiché dont on connaissait toujours l'ami endate, ce qui ne me gênait pas. Sesjeunes disciples avaient eu le choix, pasnous. La loi tombée du ciel nous
écrasait. . Sangharakshita m'écouta avec unecertaine patience, mais ne
fit rien pourcorriger ce qu'il considérait comme sans gravité aucune. II se contenta de déclarer : « Nous aurons
besoin de femmes comme vous dans quelquesannées. » II voulait dire « de femmescapables de réfléchir », je suppose, carmes diplômes étaient supérieurs a ceuxdes hommes qui m'avaient repoussée comme un objet sexuel dérangeant.
Autrement dit : « Patience. Laissez à cespauvres hommes le temps de s'habituer !
La paix extérieure est impossible sans paix intérieure.
Nous voulons tous qu'il y ait la paix dans le monde
Mais nous n'y arriverons jamais si nous n'avons pas
La paix dans notre propre esprit.
Présentation
:
Le blog de Yog' La Vie
:
Le paradis c'est d'être là...
Ici, du yoga et
sa philosophie.
Des textes à méditer
pour mieux se retrouver.
Région: Dunkerque
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