"Je peux facilement m'identifier à l'excès, aux émotions et aux rôles, et devenir ce que je ressens: je suis en colère....je
suis divorcé...Je suis déprimé....je suis une nullité....je ne suis que confusion et tristesse.
Peu importe comment nous nous sentons à quelque moment que ce soit, nous ne sommes pas alors seulement nos émotions, nos rôles, nos traumatismes, nos valeurs, nos obligations ou nos ambitions. Il
est facile de nous définir par le combat qui nous absorbe dans l'instant! Et il est tout à fait humain d'être consumé par ce qui nous meut intérieurement. En contrepartie, j'ai souvent pensé à la
manière de sculpter de Michel-Ange, à sa façon de voir sa sculpture déjà finie dans la pierre brute.
Il disait souvent que son travail consistait à éliminer le surplus et à libérer de la pierre la beauté qui attendait à l'intérieur.
J'aime beaucoup penser au discernement spirituel de cette façon. En nous faisant face et en découvrant le sens de nos rudes expériences, tout le travail de la conscience s'effectue en éliminant
l'excès, ce que nous ne sommes pas. Ainsi nous trouvons et libérons le geste de l'âme qui attend depuis longtemps en nous, entier. Les diverses souffrances intérieures et extérieures sont les
coups de ciseaux divins qui dégagent la beauté présente en nous depuis notre naissance."
Toute action peut devenir l'occasion de développer certaines qualités, par exemple la patience, la douceur.
Développer ses qualités, c'est améliorer "le meilleur de soi". (Titre ouvrage de Guy
Corneau)
Ce meilleur de soi par Denise Desjardins:
"Que ce soit en mangeant, en ratissant soigneusement le gravier, en rencontrant un ami, et même dans un entretien
avec son patron, il est possible de rassembler -ne serait-ce qu'un très court instant- son attention et de l'incliner vers son intériorité avec un double résultat: celui d'irriguer son action
avec une énergie plus fine et, par la même occasion, celui de nourrir et de faire croître cet "embryon de Bouddha", la possibilité latente en chacun de nous. On gagne sur les deux tableaux
par un seul processus à double direction: vers l'extérieur pour renforcer notre présence à l'acte, vers l'intérieur où, sans que nous l'ayons cherché, nos potentialités se développent. Puis on
lâche prise, on laisse l'énergie ainsi sollicitée se répandre en nous et même autour de nous, et accomplir son oeuvre sans plus intervenir. On aborde alors d'un souffle nouveau, son activité du
moment, réconciliée avec elle, ayant réuni, en un instant d'éveil, surface et profondeur". (Petit traité de l'action).
Le yoga nous fait découvrir et expérimenter cette approche qualitative de l'action et nous donne ainsi l'occasion de
déployer ses découvertes dans le quotidien, de venir l'enrichir, ce qui contribue à notre métamorphose.
Le yoga propose un autre rapport au temps. Là où la vie moderne nous stresse par son
accélération, son trop-plein d'activités qui s'enchaînent, nous plongeant dans une frénésie, le yoga propose d'inverser la tendance en ralentissant le rythme.
La lenteur du geste permet de ralentir le rythme respiratoire et de se calmer. En permettant la conscience du souffle et du geste, elle synchronise le mouvement du geste sur celui, naturel, de la
respiration. De ce fait, la respiration n'est plus coupée, contrariée par les soubresauts des mouvements. Elle gagne en amplitude.
La lenteur redonne de l'espace et de la rondeur au geste en allant au maximum de ses capacités d'amplitude et de maîtrise. En se faisant plus lent, le geste peut se faire aussi plus précis, plus
doux, donnant ainsi une autre qualité au geste et à son ressenti. Cette maîtrise plus fine renforce ainsi ses capacité expressives, et, selon Durckheim, "d'exprimer l'être tout entier". A travers
le geste, se trouvent impliquées différentes composantes de l'être: agir et non-agir, conscience et corps.
L'amplitude du geste permet d'investir un espace plus grand. On a l'impression d'être plus "au large", d'avoir davantage d'espace, et donc de pouvoir mieux respirer. De plus, par la lenteur, se
crée un autre rapport à l'espace mais aussi au temps. Lorsqu'on va moins vite, l'espace paraît plus grand. La lenteur modifie la perception du temps qui devient habité plutôt que subi. Cette
lenteur donne aussi le sentiment que l'espace parcouru est plus grand, accentuant ainsi la notion d'élargissement de l'espace.
Dans le monde entier, la guérison spirituelle se fonde sur le pouvoir du
toucher. Dans de nombreuses cultures l’imposition des mains est perçue comme un transfert d’énergie de guérison. Cette idée est présente dans un grand nombre de disciplines qui vont du shiatsu
de tradition japonaise à la guérison par la foi.
Nous ne sommes cependant pas obligés d’adhérer à une discipline mystique ou à une technique de guérison
particulière pour tirer avantage du pouvoir des mains. A bien des égards, nos mains prennent plaisir au contact avec les gens ou avec les objets. Si on les utilise pour frictionner ou pour
caresser (vous pouvez appeler cela un massage), elles permettent de relâcher les tensions et par conséquent de réparer et de relaxer à la fois le corps et l’esprit.
Le pouvoir du massage ne se résume pas uniquement aux sensations physiques éprouvées par le masseur et le massé.
Il apporte également de l’attention et du réconfort aux deux protagonistes. Dans notre contexte quotidien, le toucher est trop facilement associé à la sexualité ; de plus, nous sommes
devenus introvertis et récalcitrants aux contacts physiques car nous sommes conscients des malentendus qu’ils peuvent entraîner ; Il n’y a rien d’érotique dans le massage ; en fait,
il s’agit de la magnifique association du corps et de l’esprit qui, ensemble, cherchent à atteindre la paix. A travers un massage délicat, doux, et attentionné, nous montrons que nous acceptons
et respectons l’autre et que nous en prenons extrèmement soin.
Ne croyez pas que vous devez faire faire un massage pour profiter pleinement des bienfaits que peuvent apporter
les mains. Le simple fait d’apposer une main peut être tout aussi bénéfique ; Masser quelqu’un permet de focaliser son attention sur le rôle des mains er de se calmer grâce au rythme
des caresses tout en soulageant son esprit des petits soucis qui l’encombrent. De plus, le fait de se concentrer sur nos gestes pour relaxer une personne est en lui-même source d’énergie
positive.
puis descendre le long des bras (idem mais en balançant le corps de droite et de gauche)
Masser les deux omoplates (en se balançant d’un pied sur l’autre) Aller-retour sur les deux côtés alternativement
Se mettre sur un côté et masser une omoplate en insistant sur son contour
Masser plus en profondeur lorsque l’on trouve des tensions
Evacuer les tensions en les emmenant jusqu’au bout des mains
Reprendre le massage du dos depuis la tête avant de passer à l’autre omoplate
Se remettre à la tête et descendre avec les pouces sur les bords de la colonne vertébrale
Passer une première fois pour repérer (remonter par les côtés)
Passer une deuxième fois en appuyant en rythme avec la respiration
Passer une troisième fois
Se placer sur le côté
plonger en avant avec le dos des mains (plusieurs fois)
écarter et revenir lavec le plat des mains (en s’accroupissant)
Il est aussi possible de masser avec les avant-bras
Se remettre à la tête et masser d’un côté à l’autre au niveau des lombaires
On peut également chauffer les lombaires
Terminer par un mouvement sur tout le corps jusqu’au pieds
Ce ne sont que des propositions, il est souhaitable de laisser libre cours à son imagination et son intuition.
En règle générale, il vaut mieux bouger et fléchir les genoux plutôt que de plier le dos
La paix extérieure est impossible sans paix intérieure.
Nous voulons tous qu'il y ait la paix dans le monde
Mais nous n'y arriverons jamais si nous n'avons pas
La paix dans notre propre esprit.
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