Le Bonheur de Créer tout ça
envoyé par arnoopiel.
Pas très présente en ce moment, veuillez m'excuser....je bulle...
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Pas très présente en ce moment, veuillez m'excuser....je bulle...
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«Les gens ont l'idée préconçue que pour accéder à la spiritualité, il faut
devenir une sorte d'illuminé indifférent au monde. Mais, encore une fois, ce n'est pas ainsi que les choses se passent. Devenir un être pleinement réalisé ne signifie pas que l'on ne ressent plus
rien, que l'on n'éprouve plus d'émotions : on conserve son identité et sa personnalité, mais on cesse tout simplement d'y croire. Les grands lamas qu'on rencontre sont les gens les plus vivants
du monde. Cela s'explique par le fait que les noeuds que l'on a forgés et qui nous inhibent se sont dénoués et que la nature de l'esprit, authentique et spontanée, resplendit. Cet état de bouddha
n'est pas une sorte de néant vide, il est au contraire débordant de compassion, de joie et d'humour. Il est merveilleusement léger. Il est aussi extrêmement sensible et profondément
intelligent.
Jac O'keefe lui répond:
Ce n'est pas en étalant des connaissances qu'on peut transformer les humains. Les connaissances sont, bien sur, des moyens
puissants, on peut faire comprendre beaucoup de choses aux gens avec de bons arguments, mais cela ne suffit pas: ils auront beau avoir compris, ils ne bougeront pas. Seuls la foi, l'amour, la
conviction sont des puissances qui poussent qui stimulent, qui inspirent. Ce sont des forces vivantes. L'amour et la foi, voilà la puissance véritable! Devant les difficultés de la vie, celui qui
n'a que le savoir intellectuel est branlant, faible craintif, tandis que celui qui possède l'amour, la foi, même sans savoir grand-chose, continue à marcher, à s'élever, à braver tous les
obstacles.


Vous est-il arrivé une fois d’être une Terre ?
Moi oui !
Vous est-il arrivé une fois d’entendre la Terre parler ?
Moi oui !
Partout où je suis.
Elle n’arrête pas de me poursuivre, dans mon réveil,
dans mon sommeil,
sous ma douche,
quand je marche,
même quand je mange.
Elle est sur ma table,
Elle n’arrête pas de me parler :
"Vous me fatiguez, vous m’épuisez, vous me déchirez avec vos bombes...
Vous me poignardez avec vos missiles,
vous faites trop de bruit ;
je vous donne à boire ; je vous donne à manger...
et certains trouvent les moyens pour laisser les autres crever de faim.
Je vous allaite dès votre naissance,
et à la fin de votre vie je vous reçois,
je vous accueille, je me fais lit pour votre repos.
Je vous sucre, je vous pastèque,
je vous aubergine, je vous amande,
je vous mandarine, je vous fleure,
je vous Jasmine, je vous donne mes odeurs pour vous égayer,
je vous emmène dans ma mémoire
jusqu’à vos ancêtres,
je me tapisse de neige pour vous distraire,
de sable pour vous plaire,
je me grotte, je me roche,
je minéralise, je cicatrise vos blessures,
je vous donne les fruits de mes entrailles,
je vous porte, je vous emporte,
je vous supporte, je vous transporte.
Sur chacun de vous il y a mes empreintes,
mes couleurs et mes accents.
C’est par ma forme que sont formés
les gestes de vos mains quand vous mangez,
de vos pieds quand vous dansez.
C’est sur moi que tout s’appuie...
Votre équilibre vous me le devez.
Vous dites bien mettre pied à terre...
c’est beau !
Imaginez-vous privés de ce dicton ;
et les gens qui sont terre à terre qu’en feriez-vous ?
Ils sont majoritaires,
ils n’auront plus de supporters, ça sera l’enfer...
ne vous ai-je pas ouvert mon ventre pour répondre à vos besoins ?
satisfaire vos caprices ?
abriter vos corps ?
Si je disparaissais,
où pourriez-vous planter vos arbres ?
Si je retirais mes eaux,
que pourriez-vous boire ?
Si je voilais mes beautés,
que pourriez-vous voir ?
Si j’emportais mes céréales, mes fruits,
mes forêts, mes océans,
sur quoi iraient se poser les oiseaux ?
Sur quoi iraient courir les chevaux ?
Où mettriez-vous vos navires ? vos TGV et vos martyrs ?
Comment iriez-vous peindre vos gloires,
vos victoires, vos guerres, vos misères,
vos haines et vos amours ?
Quand vous suffoquez, qui vous aère ?
Quand vous vous chagrinez
qui vous console, vous cajole ?
Je me laisse labourer, vous me goudronnez ;
je me laisse vendanger, vous me nucléarisez.
Attendez-vous à voir mes rivières sécher,
mes montagnes s’écrouler...
Ah je vous connais,
ceux que vous avez enterrés m’ont tout raconté de vous.
Vous ai-je déprimé avec mes jardins ?
Vous ai-je stressé avec mes parfums ?
J’étouffe. Allez vous enterrer ailleurs,
votre mort n’est plus dans ma vie.
Vous voulez le ciel, allez-y !
Grimpez dans l’air...
inventez-vous une existence, mais sans moi.
Quand je suis arbre vous me coupez,
quand je suis céréale, vous me brûlez,
quand je suis eau, vous me polluez.
Quand je suis fertile, vous me gaspillez,
quand je suis Afrique vous m’affamez,
quand je suis pétrole vous me pompez,
quand je suis Nord vous me modernisez,
quand je suis Sud vous me sous-développez...
Je n’en peux plus...
Qui pourra me ressourcer ?
Quel autre peuple pourra m’habiter ?"
Vous est-il arrivé une fois d’entendre la terre parler ?
moi oui…
Par Raoul Ben Yaghlane






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